mardi 24 mars 2015

Princess Bride, William Goldman

"De l'escrime. Du combat. De la torture. Du poison. Le grand amour. La haine. La vengeance. Des géants. Des chasseurs. Des méchants. Des hommes bons. Des dames plus belles que tout. Des serpents. Des araignées. Des bêtes de toutes natures et de toutes formes. Des lâches. Des hommes forts. Des poursuites. Des évasions. Des mensonges. Des vérités. La passion. Des miracles."





Titre : Princess Bride
Auteur : William Goldman
Edition : Bragelonne (Edition du 40e anniversaire du livre)
Pages : 337
Prix : 34€ (l'édition Milady poche est à 8€)
4e de couverture : "Il était une fois la plus belle des aventures, auréolée par le grand amour, le seul, le vrai. Le conte intemporel de S. Morgenstern redécouvert et abrégé par William Goldman, est peuplé de personnages aussi inoubliables que Westley, le beau valet de ferme qui risque sa vie pour la femme qu'il aime; Inigo Montoya, le fabuleux bretteur qui ne vit que pour venger la mort de son père; Feezik, le plus doux et le plus fort des colosses... et bien sûr, Bouton d'Or : la princesse, la fiancée, la femme idéale, la plus belle de toute l'histoire du monde."





Mon avis : 

Ce livre a été pour moi une relecture. J'en avais entendu parler pour la première fois dans la série Kate Daniels d'Ilona Andrews car c'était le roman préféré de Kate et que Curran reprenait la déclaration "Comme vous voudrez". Ma première lecture avait été agréable mais un peu décevante, je crois que j'en attendais trop. Pourtant je l'ai relu, et bien j'ai encore plus apprécié que la première fois !

C'est l'histoire typique de conte : une jeune paysanne tombe amoureuse du valet de ferme, celui-ci part faire fortune mais meurt au large, la jeune fille accepte alors d'épouser un prince mais qu'elle n'aime pas et la veille du mariage, elle se fait enlever... Bon ok, ce n'est peut-être pas le conte type... Mais beaucoup d'éléments sont clichés, comme la princesse qui est la plus belle femme de toutes, le valet de ferme invincible, le prince/roi méchant. L'histoire peut sembler banale, et il est vrai que certains passages font très exagérés (comme les RATI dans le Marais de Feu), mais comme on le sait que ça va être exagéré, ce n'est pas gênant. Soyons francs, quand on prend cette lecture, on ne s'attends pas à du réalisme. On s'attend à de l'amour, de l'action, du mystère,... Tout ce qui est indiqué dans la citation que je vous ai mis en début d'article.

Les personnages sont le point fort de ce livre. Qu'ils soient bons ou méchants, ils vont jusqu'au bout des choses. Le comte Rugen et le prince Humperdinck, les méchants de l'histoire, le sont jusqu'au bout, sans chichis, et ne le sont pas à moitié. Il n'y a pas d'explication à leur méchanceté, ils le sont et c'est tout. J'ai apprécié car maintenant on a tendance à toujours donner des raisons à un méchant pour qu'il soit méchant, alors que bon, des fois dans la vraie vie, il y aura des méchants juste pour le plaisir de l'être !
Mes coups de coeur niveau personnages sont Feezik, Inigo et Westley. Feezik et Inigo ont tous les deux une histoire et elles sont touchantes, chacune à leur façon (et je crois que le passage où Inigo prononce sans cesse sa fameuse phrase : "Bonjour, je m'appelle Inigo Montoya. Tu as tué mon père, prépare-toi à mourir" me fera toujours frissonner). On compatit en même temps que l'on rit devant leurs réactions, on ne peut que les aimer ! Et Westley...Ben c'est Westley quoi, le mec qui viendra toujours sauver la princesse, où qu'elle soit, même s'il meurt. Et pour vouloir sauver une fille aussi niaise que Bouton d'Or, faut sacrément être amoureux. Oui, je ne suis pas une fan de Bouton d'Or. Je la trouve niaise, inutile, stupide et tout ce que vous voulez. Elle joue le stéréotype parfait de la demoiselle en détresse et ça m'énerve. Je crois que c'est même le gros point noir de ce roman.

Concernant l'écriture, cette version est entrecoupée de passages en italique où William Goldman explique les raisons de certaines coupes. Oui, dit comme ça, on trouve ça bizarre et pas forcément agréable, mais la façon dont il le fait rend ces coupures non dérangeantes. C'est un peu comme les parenthèses que Morgenstern ajoute sans cesse dans le texte pour préciser le temps "cela se passe avant ceci mais après cela parce que..." mais qui sont plus comiques qu'autre chose. Morgenstern a le don de faire monter le texte en puissance, je trouve ça assez incroyable.

Ce livre, c'est un peu mon roman doudou, mon roman mignon, pour redevenir une petit fille qui s'émerveille devant l'histoire de princesse. C'est un 17/20 et un classique que je recommande. 

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