vendredi 1 mai 2015

Le Fantôme de l'Opéra, Gaston Leroux

Titre : Le fantôme de l'opéra
Auteur : Gaston Leroux
Edition : Le Livre de poche
Pages : 283
Prix : 4,95€
4e de couverture : "Une mystérieuse ombre hante les dédales de l'Opéra de Paris. Insaisissable, cette présence apparaît et s'évanouit, laissant place aux plus folles rumeurs. C'est une belle et talentueuse cantatrice qui semble cruellement retenir toute son attention. L(énigmatique spectre va jusqu'à lui prodiguer des conseils musicaux... à moins que ce soient autant de menaces déguisées."







Mon avis :

Ce classique est (enfin) sorti de ma PAL. 

Ce livre lie deux histoires : une intrigue policière/fantastique et une romance. A l'Opéra Garnier, au XIXe, un fantôme rôde et exige quelques petites choses : un paiement de 240 000 francs par mois (ou par an je ne sais plus) et la réservation à son seul usage, de la loge n°5. Intrigués, les nouveaux directeurs du théâtre ne comptent pas se laisser faire. En parallèle, la petite cantatrice Christine Daaé semble recevoir les conseils musicaux d'une mystérieuse personne qui lui interdit de se marier alors même que Christine aime Raoul, un vicomte assez connu. Ce dernier, désespéré, cherche à arracher Christine à l'emprise de son "Ange de la Musique". 
Au début, j'ai eu du mal à me repérer, il y a de nombreux personnages, les intrigues s’entremêlent sans prévenir, et l'écriture est particulière. Mais au fil de l'histoire, je me suis repérée, et je dois avouer que j'ai fini par voir cette histoire comme un opéra elle-même, qui monte en puissance jusqu'à l'acte final du drame. L'enquête nous tient en haleine, jusqu'à la révélation finale, je n'ai pas réussi à savoir si le fantôme en était vraiment un ou pas, c'était terriblement frustrant (mais c'est le but pour un polar) ! 
Par contre, j'ai plus cru à l'amour d'Erik pour Christine qu'à celui de Raoul pour Christine, c'était très perturbant.

J'ai beaucoup aimé le personnage d'Erik, et notamment la vision que l'épilogue nous donne de lui. Il est passionné et en souffre au point d'en devenir comme fou. On le déteste mais on le plaint en même temps. Ce personnage a une puissance folle alors même qu'on ne le voit pas pendant les trois-quarts du roman, c'est dingue ! 
C'est malheureusement le seul personnage auquel je me suis vraiment attachée dans ce roman. Christine m'a énervée par sa niaiserie et son incapacité de décision, elle ne fait que geindre. Raoul était trop niais également. Le Persan aurait pu me plaire car il a un rôle vraiment actif, c'est lui qui prend les choses en main, mais comme je n'ai pas compris sa mentalité (aider le fantôme puis se battre contre lui) j'ai eu du mal à me lier avec lui. Enfin, les deux directeurs m'ont fait rire et sans plus, ce qui est dommage. 

Enfin, l'écriture de Gaston Leroux ne m'a pas vraiment plu, j'ai trouvé quelques longueurs au livre et j'ai trouvé que son écriture "accrochait", ce n'était pas fluide, plusieurs fois j'ai du relire des paragraphes pour bien comprendre. Cependant, je lui reconnais le rythme crescendo qu'il a mis dans son roman et qui est vraiment incroyable, on sent réellement une montée en puissance qui finit en apothéose. Selon moi, on aurait même pu se passer de l'épilogue, et finir sur le chapitre 25, avec une fin très abrupte, où on ne sait pas si les personnages sont morts, le livre aurait gagné encore en puissance.

Ce n'est pas une lecture mémorable pour moi, mais le rythme m'a vraiment impressionnée, ainsi que le personnage du fantôme, ce sera donc un 14/20 pour moi. 

2 commentaires:

  1. J'ai aussi celui-ci dans ma PAL depuis très longtemps, mais je n'arrive pas à me motiver ^^

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    1. Je t'avoue que ça n'a pas été un coup de coeur pour moi, mais c'est le roman préféré d'une amie :)

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