mercredi 13 mai 2015

L'immeuble Yacoubian, Alaa El Aswany

Titre : L'immeuble Yacoubian
Auteur : Alaa El Aswany
Edition : Actes Sud
Pages : 324
Prix : 8,70€
4e de couverture : "Construit en plein cœur du Caire dans les années 1930, vestige d'une splendeur révolue, l'immeuble Yacoubian constitue un creuset socioculturel très représentatif de l'Egypte du XXIe siècle naissant. Dans son escalier se croisent ou s'ignorent Taha, le fils du concierge, qui rêve de devenir policier ; Hatem, le journaliste homosexuel ; le vieil aristocrate Zaki, perdu dans ses souvenirs ; Azzam, l'affairiste louche aussi bigot que lubrique ; la belle et pauvre Boussaïna, qui voudrait travailler dans avoir à subir la convoitise d'un patron..."





Mon avis : 

Comme pour L'Elégance du hérisson, l'auteur de L'immeuble Yacoubian étant présent au salon Etonnants Voyageurs, j'ai enfin sorti ce livre de ma PAL. Il m'avait été conseillé par mon prof de géographie de prépa pour illustrer les habitations précaires sur les toits des immeubles au Caire.

Le roman est divisé en pleins de petites parties plus ou moins longues et suivant presque à chaque fois un personnage différent. On suit leur histoire sur presque une année je crois, et leur seul point commun c'est l'immeuble Yacoubian : certains y habitent, d'autres y travaillent, ou d'autres encore y cachent des choses. On entre dans leur vie d'un coup et on en ressort tout comme, on sait qu'il y aura une suite dans leur vie mais on ne la saura jamais et au final, est-ce vraiment le plus important de connaitre "l'après" ? Pour moi non, ça ne sert à rien. On pourrait croire qu'Alaa El Aswany ne décrit que l'Egypte, mais il décrit aussi la nature humaine avec ses bons et ses mauvais côtés, et cela ne nécessite pas de continuer l'histoire de chacun des personnages.

Au début j'ai eu du mal à repérer les personnages, notamment Hatem car on l'évoque rapidement au début et il ne revient pas avant un long moment. C'est difficile de dire si j'ai aimé ou non ces personnages car aucun n'est tout blanc ou tout noir dans ce livre. Taha, au début je l'aimais bien, mais au vu de ses décisions jusqu'à la fin du livre j'ai fini par ne plus l'aimer du tout. Boussaïna c'est l'inverse. Hatem également, je l'ai aimé les 3/4 du roman, mais à la fin il semble révéler sa vraie nature.
D'un côté je n'aime pas les choix que ces personnages font, mais de l'autre je les comprends. C'est très difficile à exprimer. Je ne sais même pas si je me suis attachée aux personnages au final...

Le style de l'auteur, par contre, je sais que j'ai adoré, ça se lit tout seul. Ses descriptions de l'Egypte ne sont pas idylliques, mais il en montre quand même certains bons côtés. Il nous explique l'envie d'immigrer, les extrémités où on peut être réduit par nécessité, la pression sociale, l'importance du milieu social là-bas, la corruption,... C'est étrange car en fait comme je ne me suis pas attachée aux personnages, je n'ai pas adoré ce livre, mais pourtant je reconnais que c'est un bon livre, très bien écrit, très bien mis en place etc. Pour moi c'est un 15/20. 

1 commentaire:

  1. je l'ai lu,il y a plusieurs années, j'en garde un bon souvenir :)

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