lundi 29 juin 2015

Quatre contes de princesses, Charles Perrault & les Frères Grimm

Titre : Quatre contes de princesses : Cendrillon, Raiponce, Blanche-Neige, La Belle au Bois Dormant
Auteurs : Charles Perrault/Jacob et Wilhelm Grimm
Edition : Larousse (Petits classiques)
Pages : 73
Prix : 3€
4e de couverture : "La Belle au Bois Dormant, Cendrillon, Blanche-Neige, Raiponce : quatre histoires universelles pour autant de princesses immortalisées par le septième art et le cinéma d'animation. Maîtres du genre, Charles Perrault et les frères Grimm ont fait du conte merveilleux une clé d'accès à notre subconscient, à nos désirs inavouables comme à nos peurs inavouées..."






Mon avis : 

Il y a quelques mois, j'ai reçu dans mon swap Contes, ce petit livre. Entre deux pavés, j'ai décidé, je fais baisser ma PAL !

La Belle au Bois Dormant : Je ne me souvenais plus vraiment de cette version. A la naissance inespérée de la princesse, le roi et la reine invitent les 7 fées du royaume et leur préparent des couverts en or. Mais ils ont oublié d'inviter une vieille fée qu'ils croyaient morte. Quand celle-ci se rend compte qu'il n'y a pas de couverts en or pour elle, elle en prend ombrage et se venge donc en promettant la mort à la princesse le jour où celle-ci touchera une quenouille. Mais une petit fée modifie la malédiction en la changeant en un sommeil de 100 ans. Malgré les précautions du roi, la princesse se pique et s'endort, la petite fée endort alors le royaume et l'entoure d'un amas de ronces pour le protéger jusqu'au réveil de la princesse. Une fois 100 ans passés, elle est réveillée par un prince et ils ont deux enfants : Aurore et Jour. Mais quand le prince, devenu roi, confie le royaume à sa mère, cette dernière, une ogresse, se met en tête de manger ses petits enfants et sa belle-fille...

L'histoire, contrairement au Disney, ne s'arrête pas au réveil de la princesse, en fait ce n'est même pas la partie la plus importante de ce conte. J'ai beaucoup aimé que la vieille fée ne soit pas la seule méchante de l'histoire, et au final, après avoir lancé sa malédiction, ce n'est même pas elle qui aide à la réaliser. La morale fait également état d'une critique des Anciens par rapport aux Modernes (débat qui faisait rage à l'époque de Charles Perrault), on distingue quelques piques : le prince trouve que la princesse est fagotée comme sa grand-mère, que tout ce qui se trouve dans ce royaume endormi est vieux et, si ce n'est la beauté de la princesse, il trouve un peu le tout désuet. 


Cendrillon : Le Disney est assez semblable à cette version, à ceci près qu'ici le père n'est pas mort. Et ça m'a choquée car il laisse sa fille devenir une servante sans rien dire ! De plus, ici, si Cendrillon est aidée par sa marraine, c'est parce qu'elle a toujours été gentille, avec tout le monde, y compris ses soeurs qui la malmenaient un peu (mais pas tant que ça). Le fait que le bal dure plusieurs jours permet aux personnages de Cendrillon et du prince de se connaitre un peu plus, même si leur coup de foudre reste très rapide. Dans cette version, point de détails sanglants au niveau des soeurs, elles s'excusent auprès de Cendrillon et celle-ci leur pardonne bien volontiers mais...aucune mention n'est faite de son père et de sa belle-mère !
En bref, un conte très mignon et qui fait sourire.


Blanche-Neige : J'ai été surprise, en lisant ce conte, de voir que Poison de Sarah Pinborough, avait conservé la trame originale pour ce qui est de la pomme empoisonnée et du sauvetage de Blanche-Neige ! Mais dans ce conte, Blanche-Neige n'a en fait que...7 ans ! Alors je suis peut-être la seule choquée, mais il n'est nullement fait mention d'années qui passent quand elle habite chez les nains, on peut donc raisonnablement croire qu'elle a décidé de se marier au prince à 7 ans ! 
J'ai beaucoup aimé que la méchante reine doive faire plusieurs tentatives avant de tuer Blanche-Neige, parce que oui, elle la tue, elle ne la plonge pas dans un sommeil éternel. Et j'ai également aimé que ce ne soit pas le baiser du prince qui la réveille. Je trouve ce conte bien plus moderne que le Disney, alors même qu'il lui est antérieur. 


Raiponce : Dans ce conte, la mère de Raiponce meurt d'envie de manger les raiponces du jardin de sa voisine, une sorcière. Alors que son mari se dévoue pour aller les lui chercher, il se fait prendre et doit jurer de donner sa future fille à la sorcière, qui l'élèvera comme sa fille. La petite est nommée Raiponce et grandit heureuse et belle, jusqu'à ce que la sorcière l'enferme dans une tour isolée dont le seul accès est une haute fenêtre. Quand la sorcière appelle, Raiponce descend ses longs cheveux par la fenêtre et aide la sorcière à grimper. Mais un jour, ce n'est pas la sorcière, mais un prince qui appelle. Amoureuse, Raiponce imagine un plan pour s'enfuir avec lui, mais maladroitement, elle révèle son secret à la sorcière qui lui coupe ses cheveux de rage et l'envoie vivre isolée dans des marais. Quand le prince arrive, la sorcière descend les cheveux de Raiponce puis menace le prince. En voulant s'échapper il tombe dans des ronces et se crève les yeux. Aveugle, comment retrouvera-t-il son amour ?
J'ai adoré ce conte original. J'aime beaucoup le fait que ce ne soit pas le prince qui sauve la princesse, mais un peu l'inverse en quelque sorte. Par contre je n'ai pas compris les motivations de la sorcière pour garder Raiponce enfermée... Je trouve également dommage qu'il ne soit plus fait mention des parents de Raiponce une fois qu'ils ont donné leur enfant...


Cette édition, très jolie, permet de découvrir et redécouvrir 4 contes, des classiques, parfois plus modernes que ce qu'en donne la version de Disney. Un régal et un 16/20. 

1 commentaire:

  1. Je ne suis pas très étonnée que nous ayons eu des versions édulcorées de ces contes. J'ai bien aimé connaître les originaux :)

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