dimanche 7 juin 2015

TOP 10 : Mes classiques préférés

Va savoir pourquoi, aujourd'hui, j'ai envie de faire un Top 10. Et lequel faire ? Au vu de ma formation littéraire, je me suis dit qu'un top 10 de mes classiques préférés s'imposait ! 
Je n'ai évidemment pas lu tous les classiques de la Terre, mais du haut de mes 19 ans, ceux-ci sont mes préférés pour l'instant, n'hésitez pas à me dire dans les commentaires quels sont vos classiques préférés, si il y en a que vous avez détesté, et c'est parti !

NUMERO 10

Les Rougon-Macquart 1 : La fortune des Rougon, Emile Zola


Titre : La fortune des Rougon
Auteur : Emile Zola
Date : 1871
Edition : Le livre de Poche
Pages : 475
4e de couverture : "Issus de la paysannerie enrichie, les Rougon portent en eux l'avidité du pouvoir et de l'argent. Une des branches de la famille, les Macquart, sera marquée par l'hérédité de l'alcoolisme, du vice et de la folie. Le coup d'Etat du 2 décembre 1851 entraîne les Rougon dans la conquête de Plassans, la capitale provençale du roman. La haine de l'empereur pousse Silvère, petit-fils de la matriarche, et Miette, sa femme, dans l'insurrection républicaine. De ces passions et de ces fureurs naîtront cent personnages, et celui, aux mille visages anonymes, de la foule et de la collectivité qui préfigure le XXe siècle."

Ce livre n'est pas souvent cité car Zola a une réputation d'écriture dense, très descriptive et lourde. Mais moi j'ai adoré. Je pense, qu'avoir étudié la période historique dont parle le roman m'a beaucoup aidé, mais aussi le fait que les descriptions, quand elles sont bien faites, me plaisent, et c'est le cas ici. Certes, il y a de nombreux personnages, mais un arbre généalogique des Rougon-Macquart est disponible sur internet et dans certaines éditions. Pour moi, Zola est comme un enfant qui s'amusent à regarder des fourmis à la loupe : ici il s'amuse à voir les traits de caractère héréditaires de cette famille. Dans chaque tome de la série, on suit un personnage particulier de la famille, dans ce tome ci, on est aux origines puisque c'est là que commence vraiment la génération.
Pour moi, Zola a eu l'art de décrire des événements historiques sans pour autant les faire se passer à Paris. On s'attache à chaque personnage, les descriptions sont intéressantes et le contexte historique est très bien exploité. J'ai également lu le 2e tome de cette saga familiale : La Curée, et je dois dire que j'ai préféré La fortune des Rougon


NUMERO 9

Le roman de la famille Almaviva 1 & 2 : Le Barbier de Séville/Le Mariage de Figaro, Beaumarchais


Titres : Le Barbier de Séville, Le Mariage de Figaro
Auteur : Beaumarchais
Date : 1775/1778
Edition : Pocket
Pages : 302
4e de couverture : "Le comte Almaviva, tombé amoureux d'une jeune orpheline, Rosine, est prêt à tout pour l'arracher à Bartholo, son vieux tuteur, qui a depuis toujours pour projet de l’épouser. Tandis que, déguisé, il tente de mener son projet à bien, il tombe sur son ancien valet Figaro, persifleur mais entremetteur, qui l'aidera dans ses desseins."

Cette trilogie théâtrale de Beaumarchais est une merveille à lire. Le texte sonne comme une chanson, et bien qu'il me reste la troisième pièce (La Mère Coupable) à lire, j'adore déjà cette saga ! Il y a de l'humour, de la poésie, un peu d'Espagne et beaucoup de retournements de situation ! De plus, chaque pièce est assez courte et le fait que les personnages se développent sur une trilogie est assez rare en théâtre et donc, d'autant plus intéressante ! A choisir entre Molière et Beaumarchais, je prends Beaumarchais !



NUMERO 8

La chartreuse de Parme, Stendhal


Titre : La Chartreuse de Parme
Auteur : Stendhal
Date : 1839
Edition : Le livre de poche
Pages : 741
4e de couverture : "À Parme, l'ombre de la chartreuse s'étend sur la cour et sur les intrigues aristocratiques des quelques happy few qui l'animent : Gina la belle duchesse, le comte Mosca, mais surtout le jeune Fabrice del Dongo, qui suscite l'amour de tous ceux qui le croisent. Comment ne pas l'aimer, ce jeune rêveur plein de grâce, qui transfigure la réalité ? Mais lui, que tout le monde aime, qui saura-t-il aimer ? C'est la question qui hante Fabrice, et Stendhal nous entraîne dans sa quête, qui le conduira de Milan à Parme, de Waterloo au lac de Côme, jusqu'à la prison de la tour Farnèse où son destin va basculer..."

J'ai lu ce livre suite à la lecture de Tour B2 mon amour, de Pierre Bottero. Il avait nommé un de ces deux personnages principaux Clélia en rapport avec ce roman, et cela m'a immédiatement donné envie de le lire !
Ici, il y a de l'aventure, le soleil de l'Italie, les guerres Napoléoniennes, des intrigues politiques, de l'amour, des morts, de la peur. Un super concentré de tout ce qui fait le roman d'aventure et moi je dis : OUI ! Ce livre est addictif malgré sa taille, les personnages sont hyper attachants et il peut se lire dès la seconde. Personnellement, je l'ai préféré à Le Rouge et le Noir car je lui ai trouvé plus d'action !



NUMERO 7 

Les Miséérables, Victor Hugo


Titre : Les Misérables
Auteur : Victor Hugo
Date : 1862
Edition : Le livre de poche
Pages : 992 et 1056
4e de couverture : "Loin de n'être que le récit de la réhabilitation d'un forçat évadé victime de la société, Les Misérables sont avant tout l'histoire du peuple de Paris. Jean Valjean, et le lien qui l'unit à Cosette, en est le fil conducteur et le symbole. A travers sa vie et ses rencontres apparaît l'image d'une humanité misérable mais pleine de grandeur, dont il semble être l'archétype.
Homme du peuple par excellence, damné et accablé par les humiliations successives, Jean Valjean prend sur lui le péché du monde et l'expie. Dans son effort incessant pour se racheter, il assume un destin tragique qui nous renvoie le reflet de l'humanité en marche."

Oui, ce roman est un pavé de près de 2000 pages. Mais oui, je l'aime. En fait, mon prof de CM1, nous l'avait lu un peu tous les jours à la fin des cours puis nous avait fait voir le film avec Lino Ventura. Peut-être est-ce lié à ces conditions de découverte que j'ai autant aimé ce livre, alors que beaucoup n'aiment pas Victor Hugo, mais une chose est sûre : j'aime tellement ce livre que je l'ai déjà en deux éditions de 2 tomes chacune, j'ai vu tous les films (sauf le dernier), la comédie musicale, j'ai les bandes originales des films également. 
Pour moi, ce livre, c'est le roman historique parfait. Certes, il y a de longues descriptions, mais le génie de Victor Hugo, c'est de nous donner l'impression de nous décrire des détails insignifiants, puis à la fin, de nous montrer que tel petit détail est en fait une pièce très importante du puzzle final, et ça j'adore ! Il procède de la même façon dans Notre-Dame de Paris et L'Homme qui rit. Sachez à tout hasard, qu'il existe en édition abrégée, mais je pense sincèrement qu'on y perd, car Victor Hugo a vraiment une belle plume, et il serait dommage d'en perdre une partie. 
J'aime ce livre surtout pour ses personnages, ils ne sont jamais foncièrement bons ou méchants, et j'aime cette dualité. De plus, le livre se déroule sur de nombreuses années donc on voit vraiment leur évolution. 
Pour information, ce livre, bien qu'indépendant, forme une sorte de trilogie avec L'Homme qui Rit et Quatre-vingt treize : une trilogie qui décrit les pouvoirs en place que ce soit en Angleterre ou en France et qui montre des révolutions.



NUMERO 6

Le vagabond des étoiles, Jack London


Titre : Le vagabond des étoiles
Auteur : Jack London
Date : 1915
Edition : Libretto
Pages : 390
4e de couverture : "Un condamné à mort attend son heure derrière les barreaux, et s'évade par la pensée en revivant ses "vies antérieures" ...
Légionnaire romain dans la Palestine de Jésus, pirate à bord d'un vaisseau viking, bourgeois de Paris sous Louis XIII, époux d'une princesse coréenne, gamin assistant au massacre d'une caravane de pionniers, naufragé sur une île déserte... Dans tous les cas, le héros récurrent se trouve être le témoin privilégié de l'injustice du destin et de la folie des hommes. Ainsi pourra-t-il, à la fin du roman, marcher le sourire aux lèvres vers la corde qui l'attend. La mort qu'on veut lui infliger pour le punir d'avoir "agressé" un maton, il la ressent désormais comme une délivrance...
Une fable violente, toute de bruit et de fureur - mais surtout un hymne aux puissances de l'Imaginaire."

Je ne vais pas m'étendre sur ce roman, car je l'ai mis en coup de coeur de début d'année donc pour plus d'informations, je vous suggère d'aller voir ma chronique
L'intérêt de se livre ? Démontrer le pouvoir de l'Imagination, nous présenter l'enfer des prisons de l'époque et nous faire voyager à travers le temps et l'espace. Ce livre, c'est une ode à la liberté encore plus forte que Croc-Blanc. Ce livre, c'est une pépite. 



NUMERO 5

Lettre au père, Franz Kafka


Titre : Lettre au père
Auteur : Franz Kafka
Date : écrite en 1919, parue en 1952
Edition : Folio 2€
Pages : 112
4e de couverture : ""Très cher père,
Tu m'as demandé récemment pourquoi je prétends avoir peur de toi. Comme d'habitude, je n'ai rien su te répondre..."
Réel et fiction ne font qu'un dans la lettre désespérée que Kafka adresse à son père. Il tente, en vain, de comprendre leur relation qui mêle admiration et répulsion, peur et amour, respect et mépris."

Pour les phobiques des pavés, ce livre est fait pour vous. Il est très court et vraiment plein d'émotions. Kafka y écrit une lettre à son père (non sans blague ?) où il décrit avec justesse les difficultés de leur relation, les sentiments contradictoires que l'on peut éprouver pour quelqu'un de sa famille. Cette lettre m'a énormément touchée et la plume de Kafka y est magnifique. Il me semble même avoir pleuré un peu en la lisant. Une petit pépite dont on parle peu. 



NUMERO 4

Novecento, Alessandro Baricco


Titre : Novecento : pianiste. Un Monologue.
Auteur : Alessandro Baricco
Date : 1994
Edition : Folio
Pages : 87
4e de couverture : "Né lors d'une traversée, Novecento, à trente ans, n'a jamais mis le pied à terre. Naviguant sans répit sur l'Atlantique, il passe sa vie les mains posées sur les quatre-vingt-huit touches noires et blanches d'un piano, à composer une musique étrange et magnifique, qui n'appartient qu'à lui: la musique de l'Océan dont l'écho se répand dans tous les ports.
Sous la forme d'un monologue poétique, Baricco allie l'enchantement de la fable aux métaphores vertigineuses."

Lu pour mon cours d'italien mais présenté par ma prof de français, ce livre m'a séduite dans les deux langues. Encore une fois, les phobiques du pavé, ce livre est fait pour vous, de plus il a été adapté au cinéma sous le titre "Novecento : la légende du pianiste sur l'océan" avec Tim Roth dans le rôle principal. 
Ce monologue, très court, raconte l'histoire de Novecento, enfant trouvé sur un paquebot, prodige du piano mais incapable d'aller à terre. La plume de Baricco est tout simplement magnifique, tout en poésie. Je crois que c'est ça qui m'a le plus marquée dans ce livre : la poésie. 
En voici un exemple : "Moi j'y suis né sur ce bateau. Et le monde y passait, mais par deux mille personnes à la fois. Et des désirs, il y en avait aussi, mais pas plus que tu pouvais tenir entre la proue et la poupe. Tu jouais ton bonheur, sur un clavier qui n'était pas infini. La terre, c'est un bateau trop grand pour moi. C'est un trop long voyage. Une femme trop belle. Un parfum trop fort. Une musique que je ne sais pas jouer."


NUMERO 3

Manon Lescaut, l'Abbé Prévost


Titre : Manon Lescaut
Auteur : Abbé Prévost
Date : 1753
Edition : Librio
Pages : 155
4e de couverture : "Manon était une créature d'un caractère extraordinaire. Jamais fille eut moins d'attachement qu'elle pour l'argent, mais elle ne pouvait être tranquille un moment avec la crainte d'en manquer. C'était du plaisir et des passe-temps qu'il lui fallait. Elle n'eût jamais voulu toucher un sou, si l'on pouvait se divertir sans qu'il en coûte."

J'ai lu ce livre l'année dernière et je l'ai dévoré. Ce livre est une fuite en avant. la fuite de deux amoureux qui s'aiment tellement qu'ils se blessent sans s'en rendre compte. Manon aime le chevalier mais elle dissocie tellement sexe et amour qu'elle ne voit pas qu'elle le blesse. Quant au chevalier Des Grieux, c'est comme un héroïnomane en manque. C'est décrit de manière tellement poignante... 



NUMERO 2

Le roi se meurt, Eugène Ionesco


Titre : Le roi se meurt
Auteur : Eugène Ionesco
Date : 1962
Edition : Folio
Pages : 137
4e de couverture : "Au lever du rideau, le Garde annonce solennellement la Cour, le roi Bérenger Ier entre dans la salle du trône suivi des deux reines, Marguerite et Marie, de Juliette et du Médecin. Le froid s’est installé, le chauffage ne fonctionne pas, et les murs du palais se lézardent. La reine Marie qui pleure devant cette dégradation se fait tancer par la reine Marguerite pour sa frivolité. Il est convenu que le roi doit être informé de cet état et que la fin de son règne est proche, mais la reine Marie refuse de croire à l’irréversibilité des choses. La reine Marguerite insiste : le sol est mou, il n’y a pas d’armée dans le royaume, le roi est malade. C’est assuré par le Médecin qui rapporte que les astres sont formels, c’est la fin."

Cette pièce de théâtre tragique est très drôle. Ionesco développe l'idée d'un homme qui a peur de mourir. Et cet homme, c'est un peu chacun d'entre nous. Cette pièce est drôle, cette pièce fait réfléchir, et cette pièce est vraiment très abordable. La plupart des personnes n'ayant pas forcément aimé Rhinocéros, du même auteur, préfèrent celle-ci. 



NUMERO 1

Andromaque, Racine


Titre : Andromaque
Auteur : Racine
Date : 1667
Edition : Le livre de poche
Pages : 217
4e de couverture : "Dans un monde traumatisé par la Guerre de Troie et ses séquelles, Andromaque, la survivante, voudrait se vouer à son deuil. Mais elle et son fils ne sont que des proies pour des jeunes gens qu'emportent leurs passions, le désir, l'envie, la jalousie."

Cette pièce reprise de nombreuses fois depuis la Grèce antique atteint son apogée ici. La plume de Racine est magnifique, les rimes et les alexandrins sont magnifiques, on dirait un chant. Cette pièce de théâtre c'est une mélodie tragique, mais une mélodie. Je ne peux dire que ça pour vous convaincre de la lire. 



6 commentaires:

  1. J'ai adoré ce Stendhal également, et j'ai hâte de me mettre aux Misérables ! :) Joli top !

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    1. Merci :) J'espère que tu aimeras Les Misérables autant que moi !
      Bisous

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  2. Ahh Les misérables ! J'ai lu peu des autres, Andromaque, ça doit être tout !
    Beau top :)

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  3. J'ai aussi beaucoup aimé la chartreuse de Parme (et le vagabond des étoiles mais ça je pense que tu t'y attendais). Je trouve que a deuxième partie du roman est particulièrement réussie et addictive. Par contre j'ai fait l'erreur de mire Les Misérables en abrégé pour mon cours de français de 4° et il faut vraiment que je me motive à le lire en entier. Tu m'as donnée envie de lire La fortune des Rougon (je te conseille vraiment Au bonheur des dames et Germinal) !

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    1. Ne t'inquiètes pas pour ça je compte bien les lire, mais je veux me faire la série des Rougon-Macquart dans l''ordre, donc j'attends d'avoir la motivation pour acheter le 3 : Le ventre de Paris. Mais tu sais c'est le livre que tu as envie de lire, mais que tu n'achètes jamais car tu trouves toujours mieux à acheter ^^"

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