mardi 7 juillet 2015

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, Stefan Zweig

Titre : Vingt-quatre heures de la vie d'une femme
Auteur : Stefan Zweig
Edition : Pocket
Pages : 90
Prix : 2,90€
4e de couverture : "24h de la vie d'une femme. Au début du XXe siècle, une petite pension sur la Riviera. Grand émoi chez les clients de l'établissement : l'épouse d'un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu'une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C'est elle qui, au cours d'une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle. "





Mon avis :

Ce livre étant, selon une amie, un des meilleurs de l'auteur, je ne pouvais pas passer à côté.

Au début de l'histoire, j'ai eu du mal à comprendre où j'étais et ce qu'il se passait devant mes yeux. On suit en fait un jeune homme en vacances, il nous raconte une journée particulière au cours de laquelle un Français est passé à la pension. Il a joué avec eux et a notamment passé 3h avec Mme Henriette. La nuit même, la jeune femme disparaît, laissant une lettre à son mari, lui apprenant qu'elle est partie avec le Français. Alors que tout le monde s'accorde à critiquer Mme Henriette, le narrateur lui trouve l'excuse du coup de foudre. Intriguée, une vieille dame anglaise lui demande pourquoi. Plus tard, juste avant leur départ de la pension, elle lui révèle son histoire personnelle, comment, elle aussi, a failli se laisser emporter par un coup de foudre en vingt-quatre heures. 
J'ai bien aimé cette histoire, on sent vraiment la passion. Ces vingt-quatre passent à une vitesse folle. Encore une fois, l'auteur me souffle par sa capacité à se mettre dans la peau d'une femme pour raconter ses histoires. Cette nouvelle est un concentré de passions : passion amoureuse, passion du jeu,... On voit comment la passion peut prendre possession de n'importe qui, alors même que l'on s'en croit prémunit. Je trouve que cette histoire est très actuelle, aujourd'hui où tout va vite et où on se passionne facilement pour quelque chose.

Le personnage de Mrs.C est très particulier, alors même qu'elle a 42 ans dans le récit, dès lors qu'elle tombe dans la passion, j'ai l'impression qu'elle rajeunit et se retrouve à 20 ans, c'est assez impressionnant comme expérience.

C'est toujours dur de parler d'un texte aussi court, mais en tout cas la plume de Stefan Zweig sublime encore et toujours la moindre histoire d'amour. Je suis fan fan fan et c'est encore un 17/20. 

2 commentaires:

  1. Ce roman a l'air passionnant (oui ce qualificatif est très original après avoir lu ta critique ;) ) ! Je vais essayer de le lire !

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    1. Quel beau qualificatif :P Lance-toi, il est court en plus !

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