mardi 21 juillet 2015

Wave, Sonali Deraniyagala

Titre : Wave
Auteur : Sonali Deraniyagala
Edition : Pocket
Pages : 249
Prix : 6,50€
4e de couverture : "Le matin du 26 décembre 2004, un tsunami frappe l’Océan indien. Sonali Deraniyagala, en vacances au Sri Lanka, son pays natal, en réchappe miraculeusement. Mais, de sa famille, elle est la seule. La vague lui a pris ses parents, son mari et ses deux petits garçons. Wave raconte l’histoire de ce jour, où elle a tout perdu, et de tous ceux qui ont suivi. Les mois, les années lorsque l’insupportable déchirement du souvenir succède aux premiers moments d’horreur. La matière de ce livre, c’est la peine impalpable, indescriptible de la narratrice. Sonali Deraniyagala réussit un récit poétique, sans concession et incroyablement digne sur comment survivre à l’inimaginable."




Mon avis : 

Après avoir bavé dessus en grand format, je me suis précipitée pour l'acheter quand il est sorti en poche. 

C'est l'histoire vraie de Sonali, une jeune femme sri-lankaise vivant à Londres mais partie en vacances dans son pays avec ses parents, son mari et leurs enfants. Le matin du 26 décembre 2004, leur hôtel est frappé de plein fouet par la vague alors qu'ils ont commencé à fuir en jeep. Leur jeep est renversée et Sonali se fait emporter, en s'accrochant à une branche, elle s'en sort. Quand on la retrouve, elle est seule. Ses parents sont morts, son mari est mort, ses deux petits garçons aussi. Recueillie par sa famille sri-lankaise, Sonali s'enferme dans l'alcool et refuse la vérité. Petit à petit, elle remonte la pente, accepte le deuil de sa famille, et se remet à vivre. 
On suit Sonali de fin 2004 à 2012, avec ses souvenirs de ses enfants et son vécu de la dépression. Je trouve qu'on voit clairement les étapes du deuil, le déni, la colère, la tristesse puis l'acceptation. Ce texte est extrêmement touchant. Pour ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, vous savez qu'il n'a même pas fallu 60 pages pour que je pleure... Je n'imagine même pas le courage qu'il a fallu à Sonali pour survivre à la perte de sa famille, bien qu'elle tente ici de nous le faire ressentir. 
On voit vraiment une grande différence entre le début du livre et la fin : le début est rageur, l'auteure est en colère, la fin est pleine de résignation, d'acceptation et d'envie d'avancer sans pour autant oublier. 

On ne découvre réellement les enfants et le mari de Sonali qu'à travers les souvenirs d'eux qu'elle évoque et ils sont vraiment touchants. Difficile de faire autrement. On s'attache beaucoup à Mali et Vik, deux petits garçons avec leurs passions, leur joie de vivre et leurs amis. On découvre Steve principalement en tant que mari, pas trop en tant que père car Sonali évoque surtout les souvenirs de leur rencontre à son propos. J'aurais aimé que Sonali évoque aussi un peu plus le souvenir de ses parents, je trouve que leur disparition est assez survolée. 

La plume de Sonali est très prenante, mais j'ai cependant relevé quelques accrocs, il y a eu des moments moins fluides qui ont un peu gêné ma lecture. Mais vraiment, ce récit ne verse pas dans le pathétique, c'est vraiment juste un témoignage, d'une expérience, comme un exorcisme je trouve. Un livre tout de même très beau, très touchant et qui m'a beaucoup fait penser au film The Impossible, sorti il y a deux ou trois ans, sur le même sujet et toujours à partir d'une histoire vraie. Je ne vais pas noter ce livre car il est dur de noter un témoignage, mais je vous le recommande ! 

1 commentaire:

  1. J'avais vu un reportage sur zone interdite cette année où c'était l'inverse : le père de famille qui avait perdu sa femme et ses deux enfants... Impossible de rester insensible... Idem pour le film The Impossible, j'ai pleuré comme bébé... Alors ton avis ne fait que me donner encore plus envie de découvrir ce livre même si "il n'a même pas fallu 60 pages pour que je pleure..." ne me rassure pas du tout !

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