mardi 4 août 2015

Elle s'appelait Sarah, Tatiana de Rosnay

Titre : Elle s'appelait Sarah
Auteur : Tatiana de Rosnay
Edition : Le livre de poche
Pages : 415
Prix : 7,10€
4e de couverture : "Paris 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d'Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s'attache en particulier au destin de Sarah et mène l'enquête jusqu'au bout, au péril de ce qu'elle a de plus cher.
Paris 16 juillet 1942. A l'aube la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l'enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là..."



Mon avis :

J'ai (enfin) lu ce livre dont tout le monde me parle.

Ce roman, ce sont deux histoires en parallèle : celle de Julia, journaliste de presque 40 ans, en couple et avec une fille, qui rénove l'appartement des parents de son mari à Paris en 2002 et à qui on demande d'écrire un article pour l'anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv; et celle de Sarah, une petite fille juive qui subit cette rafle en 1942 et cache son petit frère dans un placard, l'enfermant à clé et lui promettant de revenir le chercher...
Je ne veux pas trop en dire sur l'histoire car le plaisir est aussi de s'y plonger sans savoir comment ces deux histoires vont se rencontrer.
Je dois dire que ce roman est presque un coup de coeur, je suis passée par pleins d'émotions et j'ai bien pleuré. Ces deux histoires sont chacune touchante à leur manière. Celle de Sarah parce que, outre le tragique de ce moment historique, c'est avant tout une petite fille qui ne comprend pas et qui voulait juste protéger son petit frère. Celle de Julia parce que c'est une femme d'aujourd'hui, qui tombe enceinte tard mais dont le mari ne veut pas de cet enfant, et qui se réfugie dans son travail, dans cette recherche autour du Vel d'Hiv.
L'auteur aborde de nombreux sujets dans son roman : la maternité tardive, la fin du couple, l'Histoire, les Justes, l'envie d'oubli des personnes revenant des camps,... j'ai cependant apprécié qu'elle rappelle que ce roman n'est qu'un roman, il ne prétend pas être un livre d'Histoire.

Les personnages sont profondément attachants : Julia est une femme forte, qui se bat pour ses principes, alors que son mari veut faire comme si de rien n'était. Leur fille est très gentille et je trouve qu'elle apporte de la fraicheur et de la douceur dans cette histoire quand même très dure. Et on voit vraiment évoluer Sarah, elle passe de la petite fille naïve à une adulte en très peu de temps, mais une adulte qui en a trop vu et trop vécu pour en ressortir indemne, on ne peut qu'être impressionné par sa force de caractère.

La plume de Tatiana de Rosnay rend le tout addictif, je ne pouvais plus lâcher ce roman, il me fallait absolument savoir ce qui arrivait à Sarah. L'auteur a réussi à trouver le ton juste pour aborder ce sujet encore difficile en France et bravo pour cela. Un 19/20, et je lui tire mon chapeau ! 

4 commentaires:

  1. Ca fait longtemps que j'ai envie de le lire celui--là !

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  2. Belle chronique qui donne envie de se plonger dans cette histoire... :)

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    1. Merci :) J'espère que tu y plongeras vite alors !

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