mardi 4 août 2015

Soie, Alessandro Baricco

Titre : Soie
Auteur : Alessandro Baricco
Edition : Albin Michel
Pages : 120
Prix : disponible au format poche pour 7€
4e de couverture : "Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des oeufs sains.
Entre les monts du Vivarais et le Japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d'une voix, la sacralisation d'un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable. "




Mon avis : 

J'avais déjà lu Novecento de cet auteur pour mon cours d'italien, et j'étais tombée sous le charme de sa plume très poétique. Une amie ayant adoré Soie et me l'ayant conseillé, je ne pouvais que sauter dessus quand j'ai vu cette superbe édition pour 1€ chez Gibert Joseph !

Dans cette histoire, Hervé Joncour est chargé d'aller rapporter des oeufs de ver à soie du Moyen-Orient. Mais quand une épidémie les contamine, son patron et ami lui demande d'aller en acheter de nouveaux au Japon, qui n'a surement pas été contaminé du fait de sa grande fermeture au monde extérieur. Le risque est grand car qui emmène des oeufs de ver à soie hors du pays risque la peine de mort. Hervé y fera quatre voyages. Là-bas, il rencontre une femme, il ne sait pas qui elle est, mais elle l'obsède. Cette obsession va le poursuivre durant des années, parfois au détriment de son couple, surtout quand la jeune femme disparaît en ne lui laissant qu'un mystérieux mot en japonais...

J'ai beaucoup aimé ce récit, on ne sait s'il est réel ou pas et on s'en fiche. Je me suis laissée portée par ce va-et-vient entre l'Occident et l'Orient, par cette obsession qui habite Hervé Joncour, et par la quête qu'il mène. De plus, l'auteur nous propose un vrai contenu historique puisqu'il nous parle de la progressive ouverture du Japon au niveau commercial, chose que j'ai eu plaisir à retrouver puisque je l'avais brièvement étudiée au lycée. 

J'ai apprécié également le fait que l'auteur ne nous en dise vraiment que très peu sur la jeune femme étrangère, on sait juste qu'elle n'a pas les yeux d'une orientale, et qu'elle est très belle. Cette femme reste un mystère du début à la fin et ça rend le tout très mystique je trouve. 
J'ai un peu moins aimé le personnage d'Hervé Joncour que j'ai trouvé assez spectateur de sa vie. On dirait qu'il n'aime plus vraiment sa femme mais qu'il n'ose pas la quitter, il fait ce qu'on lui demande sans vraiment réfléchir, j'ai trouvé qu'il n'avait pas beaucoup de substance, contrairement à sa propre femme ou à la jeune femme du Japon. 

Enfin, le style d'Alessandro Baricco m'a, une fois de plus, complètement conquise. J'ai trouvé sa plume très poétique, j'ai un intérêt particulier pour les phrases courtes que je trouve plus évocatrices, et Alessandro Baricco les manie à merveille. Un roman qui se lit rapidement mais qu'on veut déguster, un 16/20 bien mérité !

2 commentaires:

  1. Barrico est un auteur italien dont je n'ai lu que des extraits de ses textes. Il faudrait vraiment qu'un jour j'aille plus loin et que je lise l'un de ses romans en entier ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les deux que j'ai lu de lui (Soie, et Novecento) sont assez courts en plus, et d'une poésie magnifique !

      Supprimer

"nom + url"