dimanche 22 mai 2016

L'Alcool et la Nostalgie, Mathias Enard

Titre : L'Alcool et la Nostalgie
Auteur : Mathias Enard
Edition : Babel
Pages : 87
Prix : 6€
4e de couverture : "Réveillé en pleine nuit par un coup de téléphone de Jeanne, qui lui apprend le décès deVladimir, Mathias part à Moscou pour escorter le corps de son ami jusqu'à son village natal, au-delà de Novossibirsk. Dans le Transsibérien, il s'adresse au faux frère couché dans sa boîte, évoque le trio fiévreux que tous deux ont formé avec Jeanne, et l'emprise des stupéfiants autant que le dépit amoureux qu'il a cru fuir en retournant seul à Paris. Au fil de quatre mille kilomètres de paysages ouatés, pâles bouleaux et neige immaculée, les souvenirs se pressent, bientôt relayés par les plus belles pages de Gogol, Tchekhov, Dostoïevski ou Axionov qui lui avaient fait rêver la Russie. Si l'amour ne peut plus rien quand l'alcool et la nostalgie se sont emparés d'un homme, restent la révolution, la mort, ou la littérature. C'est ce que Mathias Enard illustre magistralement dans ce roman sensuel, ardent et profondément mélancolique."



Mon avis : 

Un roman court, qui m'a attiré par son titre que je trouve très poétique, et par sa couverture qui me fait penser à la Russie, et j'adore ce pays !

Un roman narré à la première personne, où Mathias raconte ses souvenirs avec Jeanne et Vladimir/Volodia, où on découvre petit à petit leur vie, leur personnalité, leurs actions. Où tout est à double sens, le tout dans une ambiance glaciale, un peu morbide, puisque le narrateur transporte le corps mort de Volodia à Novossibirsk, là où il est né. 

A travers ces 87 pages, on découvre une romance à trois parties, où on ne sait pas vraiment qui aimait qui, qui était délaissé. Pour Mathias, c'est un peu une façon de faire son deuil, ou de se rappeler qui comptait le plus pour lui : Jeanne ou Volodia.

Tout le roman nous fait voyager entre les froides plaines de Russie, l'ambiance alcoolisée et droguée de la vie étudiante parisienne. On sent une envie de s'en sortir tout en ne le voulant pas. Je ne sais pas si j'ai aimé les personnages, mais je sais que j'ai été fascinée par eux, fascinée car cette douleur qui semble émaner d'eux tout au long du livre.

La fin ouverte m'a beaucoup plu, car elle laisse un espoir pour les personnages de Mathias et Jeanne de s'en sortir, de ne pas sombrer comme Volodia. Volodia qui est décédé tout le long du roman mais qui est quand même très présent et dont on ne sait pas avec certitude de quoi il est mort. 

Un roman qui sort des sentiers battus, un roman froid mais aussi extrêmement beau, porté par la plume très poétique de Mathias Enard, et un beau 17/20. 

4 commentaires:

  1. J'adore les éditions Babel et j'ai bien aimé la plume de Mathias Enard (découverte en décembre dernier), ce livre me tente bien !

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    1. Je l'avais découvert avec "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants", c'est vrai que les éditions Babel font des livres magnifiques tant sur la forme que le fond <3

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  2. Un roman qui a l'air beau, mais je ne suis pas très intéressée par ce genre maintenant^^ Peut être plus tard, en tout cas, contente que l'histoire t'ai plu :) !

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    1. Ca aura été ma bonne découverte du salon Etonnants Voyageurs, c'est le seul livre que j'ai pris et dont je n'avais jamais entendu parler !

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