mardi 10 mai 2016

Le voyage de Ruth, Donald McCaig

Titre : Le voyage de Ruth
Auteur : Donald McCaig
Edition : France Loisirs
Pages : 426
Prix : 20,95€
4e de couverture : "1804, sur l'île de Saint-Domingue consumée par les flammes de la révolution, un massacre n'épargne qu'une seule vie, celle d'un nourrisson. Recueillie par deux Français qui l'ont prénommée Ruth, la petite fille noire part vivre avec eux dans la bouillonnante ville de Savannah, au sud des États-Unis. Ainsi commence l'incroyable destin de celle qui grandira dans une Amérique à la veille de la guerre de Sécession, tombera follement amoureuse d'un Noir libre, avant d'être vendue comme domestique à une élégante famille de planteurs de coton, les O'Hara, et qui deviendra " la mamma " qui élèvera Scarlett, l'irrésistible belle du Sud. À travers trois générations de femmes, on découvre au fil des pages la vie secrète et les pensées de Ruth, derrière le masque de la domestique dévouée. Elle qui n'a jamais connu la liberté ne perd pas espoir, tel un rocher dans la rivière du temps. Elle aime avec férocité, et n'oublie jamais ceux qui ont succombé aux ravages de l'Histoire. Entre résilience et rêves brisés, Sous le soleil de Savannah jette une nouvelle lumière sur l'une des inoubliables héroïnes d'Autant en emporte le vent."



Mon avis : 

Au collège, j'ai dévoré Autant en emporte le vent, je l'ai même relu plusieurs fois depuis, c'est un peu mon plaisir coupable, j'adore l'époque, l'"univers", les personnages etc. Alors quand j'ai vu ce livre à France Loisirs, j'ai eu envie de me replonger dans la chaleur du sud de la Géorgie et d'en apprendre plus sur "Mama". 

Pour le coup, quand l'histoire commence, je me suis vraiment demandée si je ne m'étais pas trompée de livre. Mais en fait non. Pendant une bonne partie du livre, on suit surtout la vie des premiers "propriétaires" de Ruth, ceux qui l'ont trouvée à Saint Domingue dans la forêt. Ce n'est qu'à un tiers du livre que l'on suit vraiment la vie de Ruth, et ce n'est qu'au dernier tiers qu'on commence à entrevoir certains autres personnages de la saga de Margaret Mitchell. 

J'avoue j'ai été un peu déçue, j'aurais aimé qu'on suive vraiment Ruth du début à la fin, et que la partie qui est reliée à l'oeuvre originale soit plus importante. Pourtant, je comprends les choix de l'auteur. Dans l'oeuvre originale, Margaret Mitchell prend parfois le temps d'expliquer la vie de personnes qui ne sont pas directement concernée par l'intrigue, afin d'apporter des éléments de contexte. Dans une idée de reprise du roman de base, Donald McCaig a donc pu vouloir faire de même en racontant la prise d'indépendance de Saint Domingue et ce qu'il est advenu des français envoyés là-bas. Mais le problème, c'est que Donald McCaig n'a pas la virtuosité de Margaret Mitchell et que j'ai franchement trouvé les 150 premières pages très longues. 

Par contre il a réussi son pari de me faire plus découvrir et comprendre le personnage de la Mama, son attachement aux bonnes manières et à la famille des O'Hara. Elle est devenue plus humaine à mes yeux car on al voit parfois souffrir mais aussi être heureuse. C'est une femme et plus seulement la Mama qui crie partout sur Scarlett. D'ailleurs la fin du roman donne également des éclaircissements sur le personnage de Scarlett, il est toujours aussi insupportable, mais on le comprend mieux et c'est très agréable. En fait, chaque personnage du roman de base est vu sous un autre jour et c'est comme de redécouvrir de vieux amis. 

Pour résumer, ma lecture s'est faite en montagnes russes, les 150 premières pages m'ont ennuyées, puis ça a été génial, puis il y a de nouveau eu une baisse jusqu'à ce qu'on retrouve les personnages d'Autant en emporte le vent. Clairement, l'auteur n'a pas atteint le niveau de Margaret Mitchell, mais ça a eu le mérite de me faire redécouvrir les personnages que j'aimais tant. J'en reste quand même sur un 14/20. 

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